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13 décembre 2018

Hà Nội

  • Hà Nội

 

Il est difficile de croire et même d’accepter qu’aujourd’hui, mon stage au Vietnam vient de se terminer. Cette aventure, qui a duré trois mois, a été la plus belle expérience de ma vie.

 

Ce qui me rend le plus triste, c’est que je ne pourrai plus faire référence à Hanoi en parlant de chez moi. En seulement quelques semaines, Hanoi est devenu Ma ville, Ba Dinh Mon district et Truc Bach Mon quartier.

 

Je n’aurais pas pu demander mieux comme destination. Le Vietnam, c’est un pays de plus de 90 millions d’habitants enregistrant l’un des plus hauts taux de croissance en Asie. Les projets de développement sont nombreux et les chantiers en construction à perte de vue. Cela dit, le charme d’Hanoi est là. Une dichotomie entre pagodes, architecture datant de la colonisation française et gratte-ciels ultra modernes.

 

L’un de mes plus grands apprentissages pendant mon stage de trois mois a été d’apprendre le langage corporel, surtout celui du visage. Langue monosyllabique dotée de six tons, j’ai trouvé la langue vietnamienne très difficile à apprendre. Communiquer avec le regard, le sourire et les gestes m’ont permis de communiquer avec les Vietnamiens, notamment lorsque j’ai visité les caisses populaires vietnamiennes (PCFs) de Hai Phong et Thanh Hoa. Je réalise aujourd’hui que ma capacité d’observation et d’analyse du langage non-verbal s’est grandement développée. Comme quoi il existe, au-delà des mots, une autre façon de communiquer!

 

Difficile de décrire la générosité et l’hospitalité vietnamiennes. Pendant mon stage à Hanoi et lors des visites professionnelles en milieux ruraux, je sentais que notre présence était toujours appréciée et désirée, ce qui me motivait à travailler davantage et à livrer un travail de qualité.

 

Un moment de fierté

 

À mon grand bonheur, mon mandat en finance et comptabilité m’a permis d’avoir un apport signifiant au Projet de renforcement du réseau des People’s Credit Funds (STEP). Ayant une formation en comptabilité, les notions apprises récemment à l’université en audit interne m’ont été très utiles et m’ont permis de participer au développement d’un outil ayant comme objectif l’amélioration de la gestion des risques des caisses vietnamiennes. Aux deux tiers de mon parcours comme stagiaire, j’ai eu la chance de participer, et surtout de présenter en collaboration avec d’autres collègues, une formation professionnelle à un auditoire composé d’employés des caisses, de la CoopBank et des représentants de la State Bank of Vietnam (SBV) de trois régions différentes. Pour moi, cette expérience a été le point culminant de mon aventure avec DID!

 

Mon appréciation de cette expérience va au-delà des mots. Aujourd’hui, assis dans l’un des innombrables cafés d’Hanoi, je ne cesse de me questionner : à quand la prochaine fois?

 

 

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