Le carnet de stage de Joëlle Laberge

18 juin 2019

Chaque année, DID et la Fondation Desjardins offrent 5 stages internationaux à des jeunes finissants universitaires ou professionnels, dans différents domaines. Grâce aux programmes de stages internationaux offerts par DID depuis 1997, plus de 90 participants ont pu, au fil des années, démontrer leur professionnalisme à l’intérieur des projets de DID tout en acquérant une expérience de travail enrichissante sur le plan international. 

Qui est notre stagiaire?

Joëlle Laberge est étudiante à la maîtrise en études internationales à l’Université Laval, à Québec. Du 10 mai au 23 août, elle effectuera un stage professionnel au Bénin afin d’appuyer le projet Appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance (ADAPAMI), mené par DID. Joëlle a accepté de partager avec nous son aventure professionnelle par le biais de billets qu’elle rédigera tout au long de son séjour au Bénin. Nous vous présentons aujourd’hui son premier billet. 

Le rythme du Bénin : apprendre à ralentir

Une semaine après mon arrivée au Bénin, j’ai l’impression que presque tout est à réapprendre : la culture, les expressions, le rythme de vie, le taux de change, etc. La plus grande difficulté rencontrée au Bénin jusqu’à maintenant pour moi est de… ralentir.

Normalement, j’ai tendance à parler vite, marcher vite, essayer de tout faire vite. On me l’a d’ailleurs souvent fait remarquer au Québec. Sauf qu’ici, je ne peux tout simplement pas être comprise si je ne ralentis pas mon débit, naturellement rapide.

La semaine dernière, je marchais pour aller acheter des fruits, d’un pas motivé. Un garçon m’a dit : « Ça paraît que tu ne viens pas d’ici… la façon dont tu marches… c’est trop vite! ». Ça m’a fait rire parce que je voyais bien que, comparativement aux autres, j’avais l’air pressé. Même qu’à bien y penser, je devais être stressante à voir aller!

Observer et apprendre

Le début de ma première semaine a été réservé à l’observation, à poser des questions, à tâter le terrain tout en étant relativement incertaine. À la fin de la semaine, j’ai eu la chance d’aller rencontrer les participantes à la formation sur le leadership féminin en compagnie de ma collègue Sylvie, une conseillère béninoise en égalité homme-femme. Je me suis présentée au groupe de femmes, nous avons discuté et j’ai rencontré les deux formatrices ainsi que deux participantes pour des entretiens individuels. C’était tout simplement génial! Quelle belle façon de conclure en beauté ma première semaine!

Souffler et se rappeler

Ça peut être décourageant de partir de zéro et d’avoir à rebâtir tous ses repères, mais pour y arriver, le meilleur truc (que j’ai sous-estimé) est de se souvenir pourquoi on est venu. Moi, je suis au Bénin pour contribuer au développement d’un projet qui fera la différence dans la vie de plusieurs personnes. Et, j’ai eu la chance qu’on me le rappelle dès mon premier vendredi. Je suis très motivée et optimiste pour les 13 autres semaines à venir!

Pour en savoir plus sur le projet ADAPAMI  

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