Partir en mission au Bénin : Nathalie Desautels nous livre ses premières impressions

1 novembre 2019

Qui est notre collègue?

Nathalie Desautels est diplômée au MBA de l’Université du Québec à Montréal. En poste à Cotonou, au Bénin, depuis le 30 juillet pour un mandat de 2 ans, elle occupe le rôle de coordonnatrice des opérations en collaborant avec l’équipe du projet Appui au Développement, à la Professionnalisation et à l’Assainissement de la Microfinance (ADAPAMI), mené par DID. Nathalie nous partage ses premières impressions à la suite de son arrivée au Bénin pour une mission de deux ans.

Une belle et grande surprise

C’est en mai que j’ai reçu l’appel que j’attendais depuis un bon moment déjà : notre souhait familial de nous expatrier allait enfin se réaliser! Comme tout choix engendre nécessairement un renoncement, nous avons dû annoncer à nos proches, nos parents et nos deux jeunes adultes que nous allions quitter le continent pour deux ans. 

Pendant que les Écureuils du Bénin faisaient leur chemin à la Coupe d'Afrique des nations, mon époux et moi préparions à vitesse grand V notre belle aventure à nous. Une fois le choc des annonces passé, il fallait s’activer! Pour partir la tête tranquille, nous avons vendu notre chalet, préparé notre maison, installé nos grands. Et puis il fallait aussi démissionner de nos emplois respectifs. 

Deux semaines avant le grand départ, j’ai été reçue au siège social de DID pour suivre un plan d’intégration très bien ficelé. Lors de ces rencontres organisées et conviviales, on me préparait à bien comprendre mon nouveau rôle mais, surtout, à m’imprégner du projet.

Mes impressions après un mois en poste se résument assez bien par cet adage fon[1] : « Agbé mon wè oun do, bo ka wa wli adji. Do, oun lin an. Evivi noumi taoun. » Les plus curieux d’entre vous aurez peut-être envie de faire une recherche pour traduire cet énoncé. En résumé, cela exprime une grande et belle surprise. Un étonnement. 

Outre les couleurs magnifiques des pagnes, la chaleur incontestable des béninois et le regard taquin des petits enfants curieux que l’on croise dans la rue chaque jour, il y a surtout et avant tout, la joie de partager mon quotidien avec une équipe chevronnée. La solide expertise de mes collègues, l’acuité et la compréhension fine du secteur de la microfinance au Bénin de notre directeur de projet et la synergie qui règne chez ADAPAMI contribuent à mettre ensemble toutes les assises d’une bonne intégration.

Et la famille dans tout ça?

Mon mari est mes deux fils sont venus me rejoindre depuis quelques jours seulement. Ils s’affairent à découvrir, à trouver leurs repères. Comme j’ai pu faire le nid avant leur arrivée, mes fils évoluent ici comme s’ils y étaient depuis beaucoup plus longtemps. J’en suis impressionnée et ravie! Même les examens d’entrée au lycée ne les ont pas fait broncher. Pour nos proches de l’autre côté de l’Atlantique, nous communiquons ensemble avec une grande facilité. Les médias sont efficaces et le wifi performant. Même le décalage horaire est facilitant. A ce jour, cela nous prémunit contre l’ennui.  

« Oun vè dosi, gbé dji wè oun dési, adi, houégbé wè oun wa » - Je me croyais à l’étranger mais en fait, j’étais retournée dans mon pays.

J’en suis à mon deuxième séjour au Bénin et tout comme la première fois, je m’y sens chez moi. Je n’ai nul doute que ces deux années seront bien remplies et des plus enrichissantes, tant sur le plan personnel que professionnel. 

En terminant, je désire adresser un merci tout particulier à mes complices pour les traductions en fon. Qui sait peut-être que dans 2 ans, j’aurai le plaisir de pouvoir citer quelques proverbes en langue locale par moi-même!

Pour en savoir plus sur le projet ADAPAMI  

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[1] Le fon ou fon-gbe est une langue employée au Bénin, au Nigeria et au Togo