Recherche, innovation et finance inclusive : un amalgame gagnant pour accroître la productivité agricole et la sécurité alimentaire

11 juin 2018

En avril 2018 se terminait le projet Services financiers et déploiement d’innovations agricoles au Burkina Faso, réalisé par Développement international Desjardins (DID) avec l’appui du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et en collaboration avec l’Institut de l’environnement et des recherches agricoles (INERA), le Réseau des Caisses Populaires du Burkina (RCPB) et un groupe de chercheurs de l’Université Laval. 

D’une durée de 36 mois, ce projet avait pour objectif de démontrer qu’en améliorant l’accès au financement, on facilite le déploiement d’innovations et on en accélère l’appropriation par les producteurs agricoles. Pour ce faire, DID et ses partenaires ont développé et testé un modèle de référence sur le rôle des services financiers dans la diffusion et la mise à l’échelle d’innovations destinées à augmenter la productivité des petits exploitants agricoles du Burkina Faso. 

Un projet qui intègre tous les maillons de la chaîne de valeur

Le projet, qui se basait sur l’établissement d’un dialogue entre les différents acteurs du développement agricole (soit les agriculteurs et les organisations paysannes, les entrepreneurs du secteur agroalimentaire, les chercheurs des centres de recherche et les ministères concernés), comportait quatre piliers d’intervention :

  • définition du kit technique (innovations allant des intrants aux sacs de conservation) et des pratiques agricoles à valoriser
  • conception d’un produit de crédit innovant, le CIPA (Crédit pour l’intensification de la production agricole), dont les caractéristiques et le mode de distribution ont été adaptés aux besoins et réalités des producteurs
  • vulgarisation des techniques de production agricole
  • renforcement des capacités des organisations paysannes.

Des résultats impressionnants

« Le projet a facilité la collaboration entre le secteur de la recherche, le secteur financier, les fournisseurs d’intrants et les partenaires commerciaux », explique Gerardo Almaguer, de DID, qui constate avec enthousiasme l’intérêt des acteurs à poursuivre l’expérience.

Cette collaboration a entraîné des résultats impressionnants:

  • une hausse des superficies ensemencées et des rendements, de même qu’une réduction des pertes post-récolte;
  • l’adoption de pratiques plus respectueuses de l’environnement;
  • et une amélioration de la sécurité alimentaire des familles touchées. 

Qu’est-ce que ça signifie concrètement? « Auparavant, notre production de niébé [une plante voisine du haricot] ne donnait un rendement que d’un sac ou d’un sac et demi », explique Hamidou Sawadogo, producteur agricole. « Depuis l’arrivée des équipes du projet, qui nous ont montré comment optimiser nos techniques de production, notre rendement tourne maintenant autour de 3 à 4 sacs, voire 5 », poursuit-il. « Avec l’argent de ma récolte, j’ai pu acheter un mouton ainsi qu’un vélo pour mon enfant qui va à l’école », ajoute Fatima Tarbagdo, une autre productrice.

Pour plus de détails, visionnez les vidéos réalisées à l'issue du projet: